L’organisation des funérailles après le confinement (réinviter nos proches pour une nouvelle cérémonie ?)

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Des dérogations au droit funéraire ont été prises par le gouvernement il y a quelques mois pour faire face à la forte mortalité de personnes due au coronavirus. Celles-ci permettent, en effet, aux familles et proches du défunt de reporter les obsèques jusqu’à six mois. Comme cela, les pompes funèbres n’auront plus du mal à faire leur travail et les corps des victimes ne vont plus s’accumuler dans les hôpitaux et EHPAD.

La possibilité de reporter les funérailles à une date extérieure

Pour être précis, les nouvelles mesures prises par le Ministère de l’intérieur se traduisent par le fait de pouvoir allonger de 6 à 21 jours ou plus le délai d’inhumation ou de crémation d’un défunt, à condition d’obtenir l’accord d’un préfet.

Et pour les familles qui veulent bénéficier d’un délai supplémentaire, elles peuvent placer les corps dans un cercueil hermétique et les mettre dans un dépositoire pendant six mois. Le Ministère de l’intérieur précise même que « cela permet d’offrir aux familles une possibilité d’attendre le retour d’une situation plus favorable pour organiser les obsèques conformes aux souhaits du défunt ».

Avec le déconfinement, des célébrations pour permettre le deuil

Depuis le passage au déconfinement, de nombreuses familles projettent des funérailles, plusieurs mois après le décès, pour permettre le deuil. Certaines personnes pensent effectivement qu’organiser une nouvelle cérémonie permet de rendre un véritable hommage à leur proche décédé. Du coup, elles n’hésitent pas à s’organiser pour se réunir avec d’autres proches autour du caveau familial, en l’honneur du défunt.

D’autres personnes, en revanche, n’arrivent à croire que leur proche est vraiment mort qu’après avoir effectué une deuxième célébration. Et ce sentiment d’irréalité est très facile à comprendre, puisque de nombreuses personnes témoignent qu’elles n’ont pas eu l’occasion de voir le corps de leur proche décédé, vu que ce dernier est mort dans un hôpital et qu’elles n’ont pas eu l’occasion de récupérer le corps, ni d’assister à la crémation.

D’ailleurs, d’après Nayla Chidiac, un docteur en psychopathologie clinique à Paris : « il est difficile de faire son deuil sans voir le corps et sans cérémonie. Ce travail ne peut se faire qu’à l’aide de rituels autour de la mort, en symbolisant la perte ».

En outre, de nombreuses familles songent à rendre un ultime hommage à leurs proches décédés dès que les conditions le permettront. Comme le précise Anaïs, une représentante des familles de victimes du Covid-19 : « Le prêtre est d’accord pour organiser une messe plus tard. Nous ferons aussi un goûter à la maison ».

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